Je suis né en 1954 dans le Nord de la France.

Sans doute mon oeil s'est-il formé avec le cinéma puisque vers dix ans j'ai commencé à aller voir des films partout dans Paris.

Il y a aussi la peinture avec le Musée de l'Orangerie qui a été depuis transformé. Cézanne, Pissarro et Sisley. J'avais été stupéfait quant au lycée Carnot à Paris, en classe de quatrième, un élève m'avait dit qu'il ne connaissait pas Sisley.

La photographie, je l'ai découverte dans un home d'enfant, Les Mélèzes, à Villars de Lans, vers 1960. Le type qui faisait tourner cette grande maison où des enfants d'horizons très variés passaient en général plusieurs semaines, l'été, ce type prenait des photos de tout le monde, tout le temps.

La photographie est ensuite associée à la Bretagne, une région pour moi élégiaque. Au fond, mon rapport à la photographie a été proche de mon goût exacerbé pour le cinéma. C'était émotif, il y a eu cette envie de faire partager ces émotions traduites en photo, des émotions, pas des raisonnements.